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Les roulements de microprécision de MPS, de l’horlogerie aux télescopes

En neuf décennies, MPS a acquis une expérience presque unique dans la conception et la fabrication de roulements de microprécision et les vis à billes, pour les secteurs de l’horlogerie, de l’astronomie, de la sécurité et du médical.

MPS est née en 1936 et a commencé par produire et rectifier des roulements puis à fabriquer des éléments autour de ces derniers et, grâce à un partenariat avec sa société-mère Faulhaber Group, à intégrer des moteurs. Aujourd’hui, MPS continue de réaliser des roulements horlogers mais fabrique également des instruments pour le médical, la sécurité ou l’astrophysique. Dans ce dernier domaine, l’entreprise possède une expertise reconnue mondialement. « Nos positionneurs de fibres utilisent des roulements à billes de microprécision et sont utilisés dans des télescopes, principalement pour définir les paramètres de l’expansion de l’univers », explique Stefane Caseiro, chef de projet chez MPS Microsystems.

Dispositifs de positionnement sur la plaque focale (Source MPS)

Pour connaître la position en 3D d’un objet dans le ciel, il faut réaliser une analyse spectrale de la lumière émise par cet objet, parfois une galaxie entière, pour obtenir ses paramètres de vitesse afin de définir sa position. Il faut pointer vers celui-ci une fibre optique qui va recueillir la lumière. Jusqu’à quelques années, cette observation était réalisée à l’aide d’une plaque ronde avec des trous, avec une fibre insérée dans chacun d’eux. On obtenait un moment du ciel, à un instant T selon la position du télescope. Une fois l’observation réalisée, il fallait jeter la plaque.

Il y a donc eu la volonté d’automatiser ces observations, grâce à un ensemble de positionneurs de fibre, qui peuvent changer de cible après chaque acquisition. MPS est l’une des rares sociétés dans le monde à réaliser ce type de mécanique, mise au point en collaboration avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Personnalisation totale sur les vis à billes

Dans le secteur de la sécurité, l’élément de base fourni par MPS est une vis à billes avec un haut niveau de personnalisation. « En fait, nous changeons tout à partir du concept d’un écrou qui tourne sur une vis. Nous modifions la forme de la douille, celle de la vis, tout est personnalisé, résume Stefane Caseiro. Grâce à cela, nous pouvons fabriquer des systèmes d’actuation d’ailerons. » MPS intègre également des moteurs sur les vis à billes, par exemple pour un système de guidage laser avec une intégration à haute précision pour le déplacement des lentilles.

Ce doseur pour une pompe péristaltique implantable administre des antalgiques intrathécaux, avec trois bras sur roulements à billes pour réduire le frottement. Assemblé en salle blanche ISO 7, le mécanisme titane-céramique assure un dosage continu grâce à un ressort et un contrôle 100 % (couple, raideur, géométrie)(Source : MPS).

La technologie est aussi utilisée pour la chirurgie esthétique, avec un système utilisant deux lentilles mobiles. Cette porosité entre secteurs est un point fort de MPS qui s’appuie sur l’acquisition de compétences dans le but de développer des techniques utilisables sur d’autres projets. « Nous avons par exemple travaillé sur du titane pour le médical, car il est biocompatible, et nous l’avons traité pour le rendre plus dur, afin de fabriquer des roulements, illustre Stefane Caseiro. Cette technologie a ensuite été adoptée par notre division horlogère Watch. » Quant à la dernière version de placement de fibre, beaucoup plus compacte, elle bénéficie d’un système d’attache également utilisé dans le médical, sur des implants actifs. « Chaque projet est totalement unique, ce qui est très rare au sein d’une entreprise multidisciplines, conclut Stefane Caseiro. Dans ma journée, je parle aussi bien d’astrophysique, d’implants actifs ou de missiles. »

Patrice Desmedt

Retrouvez MPS à EPHJ stand E35

Lasea apporte ses solutions de micro-usinage laser au secteur de la défense

Le groupe Lasea a développé une expertise en micro-usinage pour le médical, le luxe et l’électronique. Il la met aujourd’hui au service de l’aéronautique et de la défense.

Exemple de métasurface furtive pour l’absorption des ondes radars dans le spectre GHz, réduisant ainsi la détection de l’objet. (Source : Lasea)

Lasea développe et fabrique des solutions de micro-usinage laser de très haute précision, principalement à impulsions ultracourtes, dont des solutions de texturation de surface à l’échelle nanométrique et micrométrique. Ce groupe international dont la maison mère est basée à Liège, en Belgique, comprend également les sociétés Laser Cheval et Optec. Le groupe capitalise sur un savoir-faire acquis dans les secteurs du médical, du luxe et de l’électronique, pour s’ouvrir à de nouveaux marchés. D’abord dans le secteur de l’aéronautique et, depuis un an et demi, dans celui de la défense, avec un basculement des budgets de recherche dans ce domaine.

« Dans le secteur de la défense et de l’aéronautique, nous travaillons principalement dans le développement, le but étant d’utiliser nos technologies et nos machines p our de nouvelles applications, explique Pascal Durdu, directeur commercial de Lasea. Nous nous concentrons sur des fonctionnalisations de surfaces et des enlèvements de couches minces. Nous travaillons par exemple sur l’hydrophobie et l’hydrophilie, utilisées pour le dégivrage des drones ou pour éviter que des gouttes d’eau ne restent sur l’objectif d’une caméra, ainsi que sur la furtivité, radar et infrarouge. »

Des assemblages hermétiques sans colle

Lasea travaille aussi bien sur des polymères, des céramiques, des métaux, des PCB. L’électronique jouant un rôle important dans le militaire, l’entreprise poursuit, entre autres, des développements sur la nouvelle technologie TGV (Through Glass Vias), laquelle utilise un substrat en verre, dont les propriétés d’isolation électrique supérieures empêchent les interférences électriques indésirables.

Autre domaine d’expertise, la transmission thermique. L’augmentation des surfaces de contact permise par les technologies de Lasea assure un meilleur transfert thermique dans des échangeurs de chaleur et donc une dissipation plus rapide. Un matériel sera par exemple moins longtemps détectable par une caméra infrarouge. La taille de certains éléments, comme le micromoteur pourra aussi être réduite.

« Nous proposons également des solutions pour la microsoudure, pour l’assemblage de matériaux dissemblables, comme métal/polymères ou non miscibles comme verre/verre, ce qui permet de faire des assemblages hermétiques sans colle qui peuvent servir à la défense », ajoute Pascal Durdu.

Le secteur de la défense a vu récemment ses moyens augmenter et ses industriels ont intérêt à faire appel à des PME innovantes dans un domaine où les technologies évoluent très vite. « Nous avons beaucoup d’échanges et de travail d’éducation sur les technologies laser avec les entreprises de la défense qui la méconnaissent, remarque Pascal Durdu. Nous réalisons des workshops avant de faire le tour de leurs applications et identifier les endroits où le laser peut avoir une valeur ajoutée. » L’occasion de rappeler que le laser consomme moins d’énergie que l’usinage traditionnel, n’utilise pas de consommables, apporte une très haute précision, permet d’usiner tous les matériaux et est athermique dans sa version ultra-courte. Et grâce à sa flexibilité, il est particulièrement adapté aux moyens volumes demandés par la défense.

Patrice Desmedt

Retrouvez Lasea à EPHJ stand H88

Krystalix révolutionne la fabrication de monocristaux

La start-up grenobloise est l’une des deux entreprises au monde, et la seule en Europe, à maîtriser la technologie du creuset froid pour faire croître des monocristaux. Elle sera utilisée pour l’horlogerie, la sécurité et les semi-conducteurs.

Krystalix, issue de Grenoble INP, a été créée en mai 2024 par des ingénieurs, docteurs, chercheurs et professeurs multidisciplinaires. Elle a atteint le stade de preuve de concept et un process a été validé sur du silicium ultra pur de deux pouces de diamètre. Le lancement commercial est prévu en 2028 et l’emplacement d’une future usine est déjà choisi.

Grâce au système magnétique, le liquide en fusion n’est pas en contact avec les parois du creuset froid. (Source Krystalix)

Aujourd’hui, les lingots monocristallins (saphir, rubis, silicium, yag…) sont « fabriqués » à l’aide d’un creuset chaud dans lequel on porte, à très haute température, la matière jusqu’au point de fusion avant d’introduire un monocristal, le germe, qui va être accroché par le liquide. Ce procédé de chauffe présente plusieurs inconvénients. Il est très gourmand en énergie, le coût du creuset est élevé car fabriqué en iridium et sa durée de vie est courte. Il y a enfin le risque de voir le creuset dégager des impuretés et contaminer ainsi le futur monocristal.

Les cocréateurs de Krystalix, son PDG Kader Zaidat et son directeur technique, Christian Garnier, entourés de leur équipe, ont développé la technologie de rupture que représente le creuset froid magnétique pour la réalisation de monocristaux. Celle-ci est beaucoup plus complexe que pour les polycristaux métalliques (titane, niobium…) pour lesquels des creusets froids classiques sont déjà utilisés.

« Dans le creuset froid, le liquide peut être porté à 3 000°C et, grâce au système magnétique, les mouvements dans le liquide sont maîtrisés et celui-ci n’est pas en contact avec les parois du creuset, qui ne dépassent pas 50°C, explique Rachid Chetouane, directeur général de Krystalix. Le creuset froid est fabriqué en cuivre refroidie et sa durée de vie est presque illimitée. D’autre part, le procédé est moins énergivore et le cristal présente un très haut niveau de pureté ».

Un marché potentiel énorme

Exemple de monocristal jaune . (Source Krystalix)

Krystalix produit actuellement des monocristaux avec ses propres creusets chauds destinés aux fabricants d’horlogerie de luxe, à des fins de maîtrise des processus, mais aussi pour générer du chiffre d’affaires. Malgré son statut de jeune entreprise innovante et deeptech, un prix, dans le cadre du concours i-Lab 2023, suivi des trophées de meilleur start-up aux concours des Innotrophées et du Artinov, qui lui a valu un financement de la Bpifrance et de deux banques privées, les sommes prêtées sont faibles. « Nos promesses seront tenues », affirme pourtant Rachid Chetouane. Le marché potentiel est énorme. De l’ordre de 60 milliards d’euros en 2030, dont 6 milliards pour le haut de gamme visé par Krystalix, qui prévoit à cette échéance un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros, voire plus si un important investisseur se présentait.

Krystalix est d’abord présent sur l’horlogerie, les semi-conducteurs et la sécurité. Pour ce dernier secteur, être un acteur hexagonal est un atout. En horlogerie, Krystalix fournit déjà des monocristaux en différentes couleurs pour les carrures, les verres et pour certains pivots. Pour la sécurité, ce seront des optiques pour les lasers destinés au guidage et aux lidars, pour lesquels la pureté est essentielle.

Patrice Desmedt

Retrouvez Krystalix à EPHJ stand L120

Précision, performance et durabilité : le Groupe Horatec s’affirme dans les secteurs spatial, aéronautique et défense

Depuis sa création en septembre 2025, le Groupe Horatec réunit trois entreprises suisses aux savoir-faire industriels complémentaires dans le traitement de surface, l’usinage de métaux complexes et la micromécanique de haute précision. Parmi elles, Steiger Galvanotechnique SA et Titanium Engineering SA déploient des compétences pointues au service des secteurs aérospatial, aéronautique et défense, où l’exigence technique et la fiabilité sont absolues.

Stephan Müller (CFO) et Olivier Piotrowski (CEO)

Des traitements de surface exigeants pour le spatial et l’aéronautique

Steiger Galvanotechnique, basée à Châtel-Saint-Denis (FR), développe depuis plusieurs années des procédés de traitement de surface avancés sur aluminium, nickel et alliages spéciaux, spécifiquement adaptés aux contraintes extrêmes de l’aéronautique et du spatial.

Dans le domaine spatial, Steiger intervient notamment sur des pièces aluminium embarquées, souvent destinées à des satellites, en appliquant des traitements à faible émissivité. Ce type de finition permet de contrôler le rayonnement thermique dans le vide spatial, condition essentielle à la fiabilité des composants électroniques ou optiques embarqués.

L’entreprise maîtrise également des traitements SURTEC 650, un procédé chimique extrêmement fin permettant d’optimiser l’adhérence inter-couches, d’améliorer la résistance à la corrosion, et de garantir une excellente compatibilité avec la peinture technique. Pour les applications exposées aux rayonnements UV (ex. spatial), Steiger applique aussi des anodisations pigmentées avec oxydes métalliques inorganiques, plus stables dans le temps.

Sur le plan des alliages techniques, Steiger traite des pièces complexes en nickel, argent, ou encore nickel–téflon pour le secteur aéronautique, dans une logique de réduction des frottements, d’anti-adhérence et de durabilité accrue. Tous les traitements sont réalisés avec un haut niveau de traçabilité et de reproductibilité, indispensable pour les composants critiques.

Le titane, allié naturel de la performance embarquée

Du côté de Titanium Engineering, la spécialisation est claire : production de pièces et traitements de surface sur titane, matériau stratégique pour les applications aérospatiales et de défense.

Implantée à Yverdon-les-Bains (VD), l’entreprise transforme et traite le titane sous toutes ses formes, de l’usinage de précision à des traitements électrochimiques avancés (polissage, passivation, anodisation). Le titane est reconnu pour son excellent rapport poids/résistance, sa tenue en environnement extrême et sa compatibilité avec les contraintes thermiques et mécaniques des matériaux embarqués.

Grâce à sa maîtrise du traitement des surfaces à très faible rugosité, Titanium Engineering s’adresse autant aux constructeurs d’éléments structuraux qu’aux fabricants de composants sensibles soumis à des contraintes d’usinage, de biocompatibilité ou de conductivité.

Une ambition collective, au service de l’excellence technique

Porté par une vision industrielle forte et l’accompagnement du Fonds GEI, le Groupe Horatec entend renforcer sa présence dans les secteurs à haute valeur technologique. Sa stratégie repose sur la complémentarité des savoir-faire, la proximité avec les donneurs d’ordre suisses et européens, et une capacité de traitement flexible, adaptée aussi bien aux prototypes qu’aux petites et moyennes séries.

Avec Steiger et Titanium Engineering, Horatec s’impose comme un acteur crédible et engagé pour les applications critiques de demain avec des références clients parmi les plus actifs et les plus connus de ces trois secteurs.

A retrouver à EPHJ  sur le stand J89

La pulvérisation de solutions argentiques, de l’horlogerie à la défense

Altair Metalizz réalise en fabrication additive des éléments pour l’horlogerie et des solutions de pulvérisation à des fins de finition. Celles-ci sont également utilisées pour le blindage électromagnétique de capots en composites pour la défense.

Carters réalisés en fabrication additive SLA avec à l’intérieur un blindage électro-magnétique assuré par le procédé Fara D Layer, pour un fabricant de connecteurs électroniques.

Créé en 1998, Altair Consulting fut un pionnier de la fabrication additive que la société utilisa pour offrir aux horlogers et aux bijoutiers une technologie innovante pour la partie design et outillage, pour la mise en production des nouvelles collections. Aujourd’hui dirigée par Émeric Lignier, l’entreprise a étendu le champ de ses compétences, en particulier avec un partenariat avec Metalizz en 2018, puis par le rachat de la marque et des brevets en 2024. Avec trois produits-phares, Uscleaner, une solution de nettoyage et de dépollution des surfaces par ultrasons, et deux procédés de pulvérisation à des fins esthétiques, mais également pour la réalisation d’un blindage électromagnétique (CEM) avec une solution à base d’argent. Altair Consulting assure la vente et les services associés et Eidos Coating, dirigé Phlippe Sapet, fondateur de Metalizz, assure la R&D en partenariat.

« Nous trouvions la technologie développée par Metalizz intéressante pour faire de la finition esthétique sur des projets horlogers, explique Émeric Lignier. Nous nous ouvrons de plus en plus à l’électronique et au médical. Les blindages CEM et les dépôts biocompatibles peuvent protéger des robots et autres produits qui sont utilisés dans les blocs opératoires. Nous sommes sortis d’une partie purement esthétique à une partie fonctionnelle et technique. »

« Nous réalisons en fait une cage de Faraday »

Boule optronique dotée de cartes de contrôle protégées par des capots blindées (image de principe générée par IA, le produit fini étant confidentiel).

L’électronique touche également à la défense. Parmi ses clients, Altair Metalizz compte ainsi une société d’optronique qui fabrique des cartes de contrôle et de caméra pour drones et hélicoptères, qui ne doivent pas être perturbés par l’extérieur. Le dépôt de différentes couches sur des pièces en plastique injectées ou imprimées atténue les perturbations venues de l’extérieur. « Nous réalisons en fait une cage de Faraday, résume Émeric Lignier. La première couche est d’argent pur et la seconde un vernis organique avec des composants métalliques, projeté sur un capot réalisé en fabrication additive, plus léger que l’aluminium et qui peut présenter des formes complexes. »

Altair Metalizz a commencé à travailler avec des industriels de la défense et de l’aéronautique il y a quatre ans, une ouverture facilitée par le passé professionnel d’Émeric Lignier, ingénieur dans ces secteurs pendant une dizaine d’années. Les essais sont assez longs, car il s’agit d’une rupture technologique pour certains grands donneurs d’ordre. « Nous ne faisons pas beaucoup de communication, nous préférons avancer doucement pour être certains de ne pas griller d’étapes au sein d’un processus de validation qui demande beaucoup d’essais, reconnaît Émeric Lignier. Nous voulons être sereins au moment du déploiement. » Le processus de validation demande entre six et dix-huit mois avec des paramètres mécaniques et électriques : résistance à la température, aux arrachements, aux environnements sévères.

La petite taille d’Altair Metalizz la rend très réactive et elle apporte aux industriels souplesse et agilité. Commercialement, elle propose différentes formules, de la réalisation complète à la vente de la solution entière avec le consulting, l’installation, la formation et le SAV.

Patrice Desmedt

Altair : Stand Q67

 

Acrotec Precision High-Tech : la microtechnique de haute fiabilité au service de l’aéronautique, du spatial et de la défense

Dans un contexte marqué par l’accélération des investissements dans l’aéronautique, le spatial et la défense, la division Precision High-Tech (PHT) du Groupe Acrotec a de véritables valeurs ajoutées technologiques qui ont déjà séduits de nombreux acteurs de ces secteurs très pointus. Elle renforce ainsi son positionnement dans les environnements industriels à très haute exigence technologique.

Issue de l’héritage micromécanique suisse du groupe, la division PHT met aujourd’hui ses savoir-faire au service d’applications où la fiabilité, la répétabilité et la traçabilité constituent des prérequis absolus. Active depuis plus de dix ans dans ces marchés, elle intervient notamment sur des composants et sous-ensembles liés aux systèmes de temporisation, aux piles thermiques, aux dispositifs de guidage ou encore à des applications aéronautiques civiles à forte contrainte technique.

Cette présence s’appuie sur les expertises croisées de plusieurs sociétés du groupe, capables de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle : usinage et décolletage de haute précision, traitements de surface, connectique, assemblage complexe et industrialisation de séries techniques exigeantes.

L’ADN microtechnique constitue ici un avantage différenciant. Là où l’industrie aéronautique travaille traditionnellement à l’échelle macro-mécanique, Acrotec PHT apporte une maîtrise pointue de l’hyper-miniaturisation, des tolérances extrêmes, de l’usinage de matériaux complexes et du prototypage rapide. Autant de compétences devenues essentielles pour les systèmes embarqués de nouvelle génération.

Vardeco, un leadership reconnu en connectique de haute fiabilité

Au sein de cette division, Vardeco occupe une place stratégique sur le segment de la connectique métallique de précision destinée aux applications à forte exigence de performance.

Ses composants conducteurs, intégrés dans des environnements sévères, assurent la transmission du signal dans des conditions où la défaillance n’est pas envisageable.

La société produit près de 2 milliards de connecteurs par an, dont 92 % sont destinés à l’export, et intervient dans les chaînes d’approvisionnement de grands acteurs internationaux de l’électronique et de la connectique opérant dans l’aéronautique et la défense.

Vardeco est également impliquée dans des développements liés aux nouvelles mobilités aériennes illustrant la capacité d’Acrotec PHT à accompagner les transitions technologiques de ces secteurs d’avenir grâce à des entreprises très performantes comme Roch (France), Takumi (Irlande), Dawnlough (Irlande) ou Décovi (Suisse).

Des standards industriels alignés sur les exigences sectorielles

Plusieurs entités de la division, en Suisse ou en Europe, sont certifiées EN 9100, norme de référence pour l’aéronautique et la défense, attestant de leur maîtrise des processus qualité, de la traçabilité et des exigences documentaires propres à ces secteurs.

Implantée en Suisse et en Europe (France, Allemagne, Irlande), la division offre par ailleurs aux donneurs d’ordres des capacités de production sécurisées et alignées avec les enjeux actuels de relocalisation industrielle.

Une dynamique de croissance structurante

Si ces marchés représentent encore une part mesurée de l’activité globale, ils constituent aujourd’hui l’un des axes de développement les plus dynamiques de la division.

« Notre héritage micromécanique nous permet d’apporter des solutions industrielles extrêmement fiables dans des environnements où la performance et la sécurité ne tolèrent aucun compromis. La montée en puissance de l’aéronautique, du spatial et des technologies de sécurité constitue pour nous une évolution naturelle, en parfaite cohérence avec notre ADN de haute précision », souligne Marjolaine Cordier, Responsable de la division Precision High-Tech d’Acrotec.

En capitalisant sur ses capacités d’industrialisation de la complexité et sur le leadership de sociétés comme Vardeco en connectique de haute fiabilité, Acrotec Precision High-Tech s’impose comme un partenaire industriel de référence pour les applications technologiques les plus exigeantes.

Group Acrotec : stand H35

DeviceMed, la revue technique de référence dans la medtech

Seul magazine francophone dédié exclusivement aux technologies médicales

DeviceMed est destiné aux fabricants de dispositifs médicaux. Il fournit à ces entreprises toute l’actualité de leurs fournisseurs et sous-traitants potentiels en matière de conception, de fabrication, de mesure, de contrôle, de nettoyage, d’emballage et de stérilisation de dispositifs médicaux.

Des matériaux employés aux prestations de sous-traitance, en passant par les logiciels, les équipements de production ou les nouvelles technologies, DeviceMed se fait fort d’informer ses lecteurs sur les innovations en cours et les problématiques actuelles.

Il inclut également une rubrique consacrée à la réglementation et une section relative aux aspects cliniques. DeviceMed est édité 6 fois par an et distribué à 6000 exemplaires en France, en Belgique, en Suisse Romande et au Luxembourg.

Ce media inclut aussi un site internet proposant près de 3000 articles classés par thème, ainsi qu’une e-newsletter envoyée toutes les deux semaines et une page LinkedIn qui compte plus de 8000 abonnés.

L’équipe DeviceMed

Un répertoire des fournisseurs des fabricants de dispositifs médicaux est à retrouver sur le site internet www.devicemed.fr. Les entreprises qui ne sont pas encore listées dans ce répertoire sont invitées à le faire en remplissant ce formulaire. Cette démarche est gratuite et ne prend que quelques minutes. Ces grilles de fournisseurs font également l’objet d’un guide papier qui paraît en juillet de chaque année et bénéficie d’une diffusion sur tous les salons sur lesquels l’éditeur expose sur une durée d’un an.

DeviceMed est publié par la société TIPISE SAS sous licence Vogel Communications Group GmbH & Co. KG.

A noter qu’il existe également une revue DeviceMed en langue allemande, qui est bâtie sur le même concept.

L’équipe de DeviceMed est à votre disposition pour toute information complémentaire au (+33) 4 73 61 95 57 ou par e-mail à info@devicemed.fr.

Venez nous retrouver sur le stand M82 à EPHJ 2026.

Des traitements de surface innovants pour les implants et les instruments

Société suisse du Groupe Horatec, Steiger Galvanotechnique SA se positionne comme un leader dans le traitement de surface métallique, avec des procédés innovants et des prestations adaptées aux besoins de l'horlogerie mais aussi de l'industrie de dispositifs médicaux.

Certifié ISO 9001:2015, ISO 13485:2016 et EN 9100:2016, Steiger Galvanotechnique SA offre une gamme complète de services, comprenant le traitement de surface, mais aussi les étapes ultérieures : marquage laser, nettoyage final dans de l’eau biologiquement contrôlée, emballage en salle blanche ISO 7, étiquetage et stérilisation.

Les traitements de surface approuvés pour le secteur médical sont notamment appliqués sur des implants en titane ou en acier inoxydable.

Le titane peut être anodisé selon trois procédés différents :

  • l’anodisation colorée (Biocoat),
  • l’anodisation alcaline (Biodize),
  • l’anodisation plasma chimique (Biocer).

Le procédé Biocer est en particulier utilisé pour les implants dentaires, pour lesquels Steiger Galvanotechnique SA propose aussi la fonctionnalisation SLA.

A noter que le sous-traitant maîtrise d’autres traitements de surface pour le titane et l’acier inoxydable comme l’électropolissage (Biobright) et la passivation.

L’entreprise est par ailleurs en mesure de réaliser un revêtement anti-grippage de type Ni-PTFE sur les fixateurs externes en acier inoxydable.

L’offre de Steiger Galvanotechnique SA inclut enfin l’anodisation d’instruments et de composants d’appareils en aluminium : anodisation colorée, anodisation dure et Ematal, particulièrement adapté au contact avec le sang.

Spectracoat : un revêtement radio-opaque pour les implants

Basé à Châtel-St-Denis dans le canton de Fribourg, Steiger Galvanotechnique SA propose un service de transport afin de simplifier les formalités logistiques et douanières pour les clients situés près de la frontière suisse.

Steiger Galvanotechnique SA se distingue par sa capacité d’innovation dans le développement de nouveaux traitements de surfaces bioactifs et biofonctionnalisés pour implants.

Ainsi, la société propose un revêtement coloré et résistant à l’usure, applicable sur le titane, l’acier inoxydable, les alliages de cuivre ainsi que la céramique et les plastiques. Baptisé Spectracoat, ce revêtement convient au contact cutané, il est biocompatible, implantable et radio-opaque.

Marquage par laser femto

Le sous-traitant suisse a investi récemment dans la technologie laser femto qui lui permet de réaliser des marquages noirs totalement résistants à la passivation et à la stérilisation, ce qui résout les problèmes de dégradation couramment associés aux lasers nanosecondes.

Un autre avantage du laser femto est sa vitesse d’exécution élevée, qui réduit considérablement la durée du cycle. Le laser femto peut également être utilisé pour produire des textures « sablées », des finitions satinées, du micro-usinage, des marquages noirs sur l’aluminium et le marquage à l’intérieur de bagues.

On notera enfin que Steiger Galvanotechnique SA maitrise le micro-électroformage UV-LIGA, qui permet de produire des composants miniatures ou de réaliser une micro-structuration de surface.

A voir sur le stand J89 d’EPHJ 2026.

steiger-galvanotechnique.ch

Flux laminaires compacts, silencieux et économes en énergie

Spécialiste du contrôle d'étanchéité pour les montres, Roxer SA a développé de nouveaux flux laminaires qui garantissent une atmosphère contrôlée de manière localisée, en offrant de nombreux atouts dont la sobriété énergétique. De quoi séduire aussi les fabricants de dispositifs médicaux.

Forte d’une expertise historique de 70 ans et de son savoir-faire Swiss Made, Roxer SA garantit une fiabilité technique absolue sur l’ensemble de ses processus, de l’ingénierie jusqu’au service après-vente. Basée à La Chaux-de-Fonds en Suisse, l’entreprise déploie, en plus de nombreux produits standards, des solutions sur mesure, où la précision et l’excellence répondent aux standards industriels les plus élevés.

Parmi les dernières innovations technologiques de cette société figurent deux nouveaux modèles de flux laminaires, baptisés Nano Laminar et Micro Laminar. Expression de la maitrise de Roxer SA en matière d’exigences de la classe ISO 3, ces modèles ont été conçus pour redéfinir la précision de la propreté, exactement là où c’est nécessaire, avec une solution unique au design esthétique et ergonomique. Il s’agit de garantir, localement, une atmosphère contrôlée qui élimine les poussières et les microparticules : une exigence vitale pour des secteurs de l’horlogerie, mais aussi de la medtech et de la microtechnique.

Trois modèles pour couvrir tous les besoins

Le Nano Laminar et le Micro Laminar ont bénéficié d’un design particulièrement soigné sur le plan esthétique (Source Roxer SA)

Offrant respectivement une zone de travail de 20×30 cm et 50×30 cm, les modèles Nano Laminar et Micro Laminar sont présentés comme des équipements compacts, légers, silencieux, faciles à utiliser et économes en énergie, avec une consommation trois fois moindre que celle d’un flux laminaire classique. Ils promettent de s’adapter harmonieusement à chaque environnement afin de pouvoir être utilisables à toutes les étapes de la production, y compris celles d’assemblage et de contrôle.

Ces modèles se distinguent aussi par leur éclairage LED ultra performant et réglable, qui supprime totalement toute zone d’ombre.

Le modèle Ultra Laminar offre une solution sur mesure pour établis (Source : Roxer SA).

Par ailleurs, le fabricant met en avant ce qu’il considère comme une véritable rupture sur le plan visuel puisque ces nouveaux flux laminaires suppriment la nécessité de construire des « cages » autour des postes de travail. Cela améliore la qualité de vie des utilisateurs ainsi que l’environnement général.

Un troisième modèle, Ultra Laminar, complète la gamme de ce développement technologique avec une évolution du flux laminaire classique qui offre une solution sur mesure pour préserver une zone de travail propre en s’intégrant parfaitement à tout type d’établi.

Des accessoires et des personnalisations optionnelles

Les modèles Nano Laminar et Micro Laminar sont proposés de base en version tabletop (sur table) ou en version établi avec plateau de travail.

Il est également possible de choisir :

  • le coloris des différentes faces ou la sélection d’une finition bois stratifié,
  • un réhausseur permettant d’augmenter la hauteur de travail pour s’adapter à chaque besoin,
  • des repose-bras avec un jeu d’accoudoirs

Les repose-bras permettent un soutien musculaire et un confort stabilisant les avant-bras et permettant des gestes plus précis.

A voir sur le stand B25 d’EPHJ 2026.

https://www.roxer.ch/

Ressorts de haute précision pour les applications médicales

Concepteur et fabricant de ressorts sur mesure, RISA met son expertise et son expérience au service des secteurs industriels les plus exigeants. L'horlogerie et la medtech en font naturellement partie, avec deux impératifs : la précision et la fiabilité.

Implantée à Courgenay dans le Jura suisse, au cœur d’un tissu industriel historiquement lié à la précision mécanique, Ressorts Industriels SA — régulièrement abrégée RISA — conçoit et fabrique des ressorts depuis 1959. Des ressorts de précision destinés aux secteurs les plus exigeants comme l’horlogerie bien sûr mais également les technologies médicales, la microtechnique, l’électrotechnique, le spatial ou la robotique.

La maîtrise technique de RISA lui permet de répondre à des cahiers des charges particulièrement stricts. Son savoir-faire unique dans la production de ressorts sur mesure constitue un levier de développement important.

Tous les types de ressort

L’entreprise maîtrise l’ensemble des grandes familles de ressorts : ressorts de compression, de traction, de torsion, fils façonnés, ressorts plats ou étampés, ainsi que différents composants destinés aux boîtiers et aux mouvements horlogers. Cette polyvalence lui permet d’accompagner ses clients depuis la phase de conception jusqu’à la production industrielle, tout en proposant des solutions adaptées aux contraintes spécifiques de chaque application.

Produit souvent méconnu du grand public, le ressort est pourtant présent dans d’innombrables objets et dispositifs techniques du quotidien. Derrière son apparente simplicité, ce composant joue un rôle fonctionnel essentiel : grâce à son comportement dynamique, il est capable de stocker et de restituer de l’énergie, contribuant ainsi directement au fonctionnement du mécanisme dans lequel il est intégré. Dans des domaines comme l’horlogerie ou le médical, où la précision et la fiabilité sont déterminantes, la conception et la fabrication de ces pièces exigent un niveau de qualité particulièrement élevé.

De l’horlogerie à la medtech

Au fil des années, l’entreprise a su faire évoluer ses compétences afin de créer de véritables passerelles technologiques entre le marché horloger — historiquement central pour l’entreprise — et le secteur des technologies médicales. Sa capacité à travailler des fils extrêmement fins et à produire des géométries complexes constitue un atout majeur dans cette dynamique.

Cette expertise se transpose naturellement dans la fabrication de composants pour instruments orthodontiques, outillages chirurgicaux ou respirateurs. Dans le même contexte, ces compétences continuent de servir les besoins de l’horlogerie, notamment pour les composants de mouvements, de boîtes ou de fermoirs.

Une qualité surveillée de près

Les bancs d’essais dynamiques et les contrôles optiques unitaires permettent de vérifier la conformité et la répétabilité des pièces produites, deux critères essentiels pour des dispositifs où la défaillance n’est pas envisageable. Les connaissances acquises dans le choix des alliages, les traitements thermiques et les finitions de surface contribuent par ailleurs à garantir une excellence opérationnelle dans l’approche de ces fabrications.

Si ces synergies entre horlogerie et technologies médicales offrent des perspectives de développement intéressantes, elles impliquent également des exigences organisationnelles accrues. Pour une PME comme RISA, cette évolution représente à la fois un défi et une opportunité : celle de renforcer encore son niveau d’exigence et de consolider sa position comme partenaire de confiance pour des applications industrielles à haute valeur ajoutée.

On notera d’ailleurs que l’entreprise s’appuie sur un système de management structuré et certifié selon plusieurs normes reconnues à l’international : ISO 9001 pour la gestion de la qualité, ISO 13485 pour les dispositifs médicaux, ISO 14001 pour l’environnement et ISO 45001 pour la santé et la sécurité de ses collaborateurs.

A voir sur le stand H16 d’EPHJ 2026.

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